En bref

  • 2026 est une année de transition pour les emballages en Europe : le règlement (UE) 2025/40, appelé PPWR, s’applique de manière générale depuis le 12 août 2026, mais son calendrier reste progressif et une partie des textes d’application est encore en cours d’élaboration.
  • Le règlement ne concerne pas uniquement les entreprises qui fabriquent physiquement les emballages : une société qui fait concevoir ou fabriquer un emballage sous son propre nom ou sa propre marque peut relever de la définition de « fabricant », avec des obligations qui lui sont propres.
  • Les tendances packaging les plus importantes sont concrètes : dimensionnement au plus juste, conception en vue du recyclage évaluée sur l’ensemble de l’emballage, réemploi lorsqu’un système réel existe et information plus claire.
  • La personnalisation reste pleinement pertinente. Ce qui change, c’est l’ordre des décisions : d’abord le format et la structure, ensuite le graphisme, l’impression et les finitions.

Quelle partie de votre packaging êtes-vous en train de repenser ?

Pendant longtemps, le packaging a surtout été abordé comme une question d’image : la bonne couleur, une boîte qui valorise le produit, un sac qui rend la marque visible. En 2026, un second niveau devient tout aussi important : la manière dont l’emballage est conçu, les matériaux qui le composent et les documents qui permettent d’en justifier la conformité.

Le contexte européen explique cette évolution. Selon Eurostat, 79,7 millions de tonnes de déchets d’emballages ont été générées dans l’Union européenne en 2023, soit 177,8 kg par habitant, le papier et le carton représentant la plus grande part par matériau. Cela ne signifie pas que chaque emballage doit devenir minimaliste à tout prix. Cela signifie que réduction, recyclabilité et fonctionnalité entrent durablement dans les critères de choix des entreprises, des distributeurs et de leurs clients.

La question utile n’est donc pas de savoir quel sera « le matériau gagnant » en 2026. Elle consiste à déterminer quelle combinaison de format, structure, matériau, impression et usage réel protège correctement le produit sans ajouter de complexité inutile — et ce qu’une entreprise active en France, en Belgique, au Luxembourg ou dans d’autres marchés européens doit désormais vérifier.

Packaging personnalisé coordonné avec boîte en carton kraft, sac en papier, pochette en tissu, ruban et étiquettes pour entreprises
En 2026, format, matériau, impression et information doivent être pensés comme les éléments d’un même système d’emballage.

Pourquoi 2026 est une année de transition pour les emballages en Europe

Le changement majeur par rapport au cadre précédent tient à la nature juridique du texte. Jusqu’à présent, les emballages étaient principalement encadrés par une directive que chaque État membre devait transposer. Le PPWR est un règlement : il s’applique directement dans les États membres selon un même texte. Pour les entreprises qui vendent ou expédient dans plusieurs pays européens, cela réduit une partie de la fragmentation, tout en imposant de revoir certaines pratiques longtemps gérées uniquement au niveau national.

Depuis le 12 août 2026, les dispositions qui ne prévoient pas une date d’application ultérieure s’appliquent de manière générale. Pour le fabricant, cela comprend notamment la procédure d’évaluation de la conformité, la documentation technique et la déclaration UE de conformité. Les FAQ de la Commission mises à jour en août précisent également que, pour les emballages mis sur le marché après le 12 août 2026, les obligations prévues à l’article 15, paragraphes 5 et 6, s’appliquent : identification de l’emballage par un type, un lot, un numéro de série ou un autre élément équivalent, ainsi qu’indication des coordonnées du fabricant selon les modalités prévues par le règlement. Concernant les substances, il faut distinguer les exigences relatives au plomb, au cadmium, au mercure et au chrome hexavalent des restrictions spécifiques applicables aux PFAS dans les emballages destinés au contact alimentaire.

Le PPWR renforce également le cadre de la responsabilité élargie du producteur (REP), mais « fabricant » et « producteur » ne sont pas synonymes dans toutes les situations. Les obligations de REP doivent être vérifiées selon le rôle de l’opérateur, l’État membre dans lequel l’emballage est destiné à devenir un déchet et le dispositif national applicable. Pour une entreprise qui commercialise dans plusieurs pays francophones européens, il ne faut donc pas transposer automatiquement les règles REP françaises à la Belgique ou au Luxembourg.

Le 10 juin 2026, la Commission européenne a publié au Journal officiel un document d’orientation consacré au règlement (UE) 2025/40. Ce texte est particulièrement utile pour distinguer les obligations déjà applicables de celles qui dépendent de dates ultérieures, d’actes d’exécution ou d’actes délégués.

Mise à jour du 13 août 2026 : la Commission a publié début août une nouvelle version de ses questions fréquentes sur le PPWR et a confirmé l’application générale du règlement à compter du 12 août. Le calendrier reste progressif : le système harmonisé d’étiquetage se déploie à partir de 2028, tandis que plusieurs exigences concernant la recyclabilité, le contenu recyclé, l’espace vide et certains formats à usage unique s’appliqueront à partir de 2030 ou selon des échéances spécifiques prévues par le règlement et ses textes d’application.

France, Belgique, Luxembourg : un règlement européen commun, des dispositifs REP nationaux

  • France : l’ADEME indique que la filière REP couvrant l’ensemble des emballages professionnels sera mise en œuvre à partir du 1er janvier 2027. Les entreprises concernées doivent donc anticiper leurs obligations, tandis que la filière des emballages de la restauration déjà en vigueur continue de s’appliquer pendant la transition.
  • Belgique : la Commission interrégionale de l’Emballage, devenue EPRiBEL, souligne que le PPWR modifie notamment la définition du « producteur » et fait évoluer le cadre belge de responsabilité relatif aux emballages.
  • Luxembourg : le portail officiel de l’environnement rappelle que les emballages mis sur le marché luxembourgeois sont soumis au régime de responsabilité élargie des producteurs. Les obligations diffèrent selon qu’il s’agit d’emballages ménagers, non ménagers ou réemployables et doivent être vérifiées dans le cadre national applicable.

Qui est le « fabricant » au sens du PPWR ?

C’est l’un des points qui surprennent le plus les entreprises qui commandent des emballages personnalisés. Le règlement ne considère pas comme fabricant uniquement celui qui produit matériellement l’emballage. La définition peut également inclure l’entreprise qui fait concevoir ou fabriquer un emballage sous son propre nom ou sa propre marque commerciale, même lorsque d’autres marques apparaissent sur l’emballage. Un commerce qui fait imprimer ses sacs avec son logo ou une société qui fait produire des boîtes personnalisées pour ses expéditions doit donc vérifier sa position et ne pas supposer que toutes les obligations incombent automatiquement au fournisseur de l’emballage.

Une dérogation importante existe pour certaines microentreprises. Lorsque l’entreprise qui fait fabriquer l’emballage sous sa marque répond à la définition européenne de microentreprise et que son fournisseur est établi dans le même État membre, le fournisseur peut être considéré comme fabricant dans les conditions prévues par le règlement. De même, un importateur ou un distributeur qui commercialise un emballage sous son propre nom ou sa propre marque peut assumer des obligations de fabricant. La qualification exacte dépend donc de la chaîne d’approvisionnement réelle.

Note réglementaire : cet article fournit une orientation générale destinée aux entreprises et ne remplace pas une analyse juridique ou technique d’un emballage précis. Les obligations peuvent varier selon la fonction de l’emballage, le matériau, le secteur, le pays de destination et le rôle de chaque opérateur économique.

Les principales échéances PPWR à ne pas confondre

Le calendrier du PPWR est progressif. Assimiler le 12 août 2026 à une date à laquelle « tout » deviendrait obligatoire conduit facilement à de mauvaises décisions. Plusieurs exigences très commentées — critères harmonisés de conception en vue du recyclage, objectifs de contenu recyclé ou limite quantitative d’espace vide — interviennent plus tard, parfois selon des échéances liées aux actes d’exécution.

Date Ce qui s’applique Entreprises particulièrement concernées
12 août 2026 Application générale des dispositions sans date ultérieure spécifique : évaluation de la conformité, documentation technique et déclaration UE de conformité ; identification de l’emballage et coordonnées du fabricant au titre de l’article 15 ; exigences relatives aux substances, notamment les restrictions sur les PFAS pour certains emballages en contact avec des denrées alimentaires ; cadre REP à vérifier selon le rôle de l’entreprise et l’État membre Fabricants, importateurs, distributeurs et entreprises commercialisant des emballages ou produits emballés sous leur propre marque
12 février 2027 Dans le secteur HORECA, possibilité pour les consommateurs d’apporter leur propre récipient pour les boissons chaudes ou froides et les aliments préparés à emporter Restauration, cafés, vente à emporter et HORECA
12 février 2028 Exigences de compostabilité pour les emballages visés par le règlement et pour certaines étiquettes adhésives sur fruits et légumes ; méthodologie de calcul de l’espace vide ; pour les emballages de vente, réduction de l’espace vide au minimum nécessaire à la fonctionnalité et à la protection du produit Alimentaire, commerce, fabricants et entreprises qui remplissent des emballages de vente
À partir de 2028 Déploiement progressif du système européen harmonisé d’étiquetage des emballages, selon le calendrier prévu par le PPWR et les actes d’exécution correspondants. Pendant la transition, les obligations nationales applicables dans chaque marché doivent continuer à être vérifiées Entreprises qui conçoivent, impriment, remplissent ou commercialisent des emballages destinés aux utilisateurs finaux
1er janvier 2030
ou échéances ultérieures prévues par certaines dispositions
Critères harmonisés de conception en vue du recyclage et classes de performance de recyclabilité ; contenu recyclé minimal pour certains emballages en plastique ; limite maximale de 50 % d’espace vide pour les emballages groupés, de transport et de commerce électronique ; restrictions concernant certains formats à usage unique Ensemble de la chaîne d’approvisionnement

Un détail est souvent contre-intuitif : les matériaux de calage — coussins d’air, papier froissé ou autres éléments de remplissage — sont comptabilisés comme espace vide dans le calcul concerné. Ajouter davantage de calage dans une boîte surdimensionnée ne corrige donc pas un mauvais dimensionnement.

Les tendances packaging 2026 les plus utiles pour les entreprises

Les tendances pertinentes ne sont pas des effets de mode à appliquer indistinctement. Ce sont des orientations qui permettent de prendre de meilleures décisions en matière de coûts, de logistique, de conformité et de perception de marque, même lorsqu’une obligation précise n’est pas encore entrée en application.

1. Réduire le superflu sans réduire la protection

La première orientation est le dimensionnement au plus juste : un emballage proportionné au produit, sans volume ou matériau de calage inutile. En commerce électronique, cela signifie travailler avec des boîtes plus proches des dimensions réelles du contenu ; en magasin, éviter les doubles emballages qui n’apportent ni protection ni valeur ; et pour les coffrets cadeaux, distinguer un espace volontairement scénographié d’un simple volume vide.

Les entreprises qui expédient connaissent déjà l’enjeu économique : le poids volumétrique pénalise depuis longtemps les colis excessivement grands. La logique la plus efficace consiste à choisir d’abord le format et le niveau de protection, puis à définir la personnalisation graphique.

2. Concevoir en vue du recyclage plutôt que se contenter d’indiquer un matériau

Dire qu’une boîte est « en papier » ou « en carton » ne suffit pas à décrire le comportement de l’emballage complet. Il faut considérer sa structure, les complexages, les adhésifs, les fenêtres, les pelliculages, les inserts, les fermetures et la possibilité de séparer les différents composants.

Réduire le nombre de matériaux ou concevoir des éléments facilement séparables peut faciliter la collecte et le recyclage, mais cela ne rend pas automatiquement l’emballage recyclable. Même une solution apparemment monomatériau peut comporter des revêtements, traitements barrière, encres, colles ou éléments non séparables. L’évaluation doit porter sur l’unité d’emballage dans son ensemble et sur les systèmes de collecte, de tri et de recyclage réellement disponibles sur le marché où elle sera utilisée. En attendant la pleine mise en place des critères techniques harmonisés, réduire les combinaisons inutiles et demander une composition précise reste une démarche prudente.

3. Le réemploi uniquement lorsqu’un système le rend réellement possible

Le réemploi prend davantage de poids dans la stratégie européenne, mais il ne suffit pas de fabriquer un emballage robuste et de le qualifier de réutilisable. Il faut une fonction suivante crédible, une durée de vie adaptée et, dans les systèmes organisés, des modalités de collecte, de retour, de lavage ou de remise en circulation.

Pour de nombreuses PME européennes, l’effet immédiat est surtout stratégique : l’usage unique conserve une fonction légitime lorsqu’il apporte hygiène, protection ou présentation, mais chaque élément doit être justifié. Dans le commerce, un sac suffisamment résistant pour être réutilisé par le client peut avoir une durée d’usage bien supérieure à celle d’un sac destiné à un seul passage, une question également abordée dans notre guide sur le choix de la taille des sacs en papier pour le commerce.

4. Une information plus claire et un étiquetage en transition

La prudence est particulièrement importante sur ce point. Pendant la période de transition, les obligations nationales applicables dans chaque pays restent à vérifier, tandis que le PPWR met en place un système européen harmonisé d’étiquetage à partir de 2028 selon son calendrier et les actes d’exécution correspondants. Pour une entreprise qui renouvelle aujourd’hui des fichiers d’impression ou des stocks destinés à durer plusieurs années, la décision pratique consiste à éviter des tirages inutilement importants lorsque certaines informations pourraient devoir être mises à jour.

Le langage des allégations environnementales doit lui aussi devenir plus précis. Il vaut mieux éviter des expressions absolues telles que « 100 % écologique » ou « totalement durable » lorsqu’aucune preuve vérifiable ne couvre l’ensemble de l’emballage. Une communication fondée sur des éléments concrets — matériau, pourcentage recyclé lorsqu’il est documenté, certification, consignes de séparation ou réduction mesurée — est plus utile pour le client et plus solide en cas de contrôle.

5. Packaging connecté : utiliser un QR code lorsqu’il apporte une vraie information

Un QR code peut prolonger l’information au-delà de la surface disponible sur l’emballage : consignes de tri, fiches techniques, traçabilité, authentification, contenus multilingues, assistance ou informations actualisables. Le règlement prévoit des étiquettes harmonisées et des supports de données numériques dans certains cas et selon certaines échéances, mais il n’existe pas en 2026 d’obligation générale d’apposer un QR code sur tous les emballages.

Pour les entreprises, il est néanmoins utile de construire une hiérarchie d’information cohérente : le logo, les informations essentielles et les consignes qui doivent être immédiatement visibles restent sur l’emballage ; les contenus plus détaillés, dynamiques ou multilingues peuvent être accessibles via un QR code ; et la page liée doit être à jour, lisible sur mobile et correspondre au produit réel. Un code qui renvoie simplement vers la page d’accueil apporte peu ; un code qui explique comment séparer les composants ou permet de vérifier une information précise a une fonction beaucoup plus claire.

Boîte en carton kraft ouverte avec bande et étiquette en papier séparées pour montrer les composants démontables de l’emballage
Réduire le nombre de matériaux et faciliter la séparation des composants peut aider, mais l’évaluation porte sur l’emballage dans son ensemble.
Comparaison entre une boîte surdimensionnée avec papier de calage et une boîte ajustée au produit pour réduire l’espace vide
Les matériaux de calage comptent dans l’espace vide : choisir le bon format est la première étape.

Ce qui change pour l’impression, les finitions et les usages

En matière d’impression, la tendance la plus concrète pour les entreprises n’est pas uniquement technologique : les séries plus courtes et les variantes graphiques sont plus accessibles qu’auparavant, ce qui réduit le risque de conserver en stock de grandes quantités d’emballages portant des informations ou des visuels déjà dépassés. C’est particulièrement utile pour les campagnes, collections saisonnières ou gammes qui évoluent régulièrement. Le choix de la technique reste toutefois lié aux quantités, au support, au nombre de couleurs, à la zone d’impression et aux finitions ; pour les comparer plus précisément, consultez notre guide des techniques d’impression de logo.

Dans le packaging premium, une approche efficace consiste à privilégier la précision : structure bien conçue, ouverture fluide, impression propre et nombre limité de finitions choisies pour leur cohérence avec le support et la fin d’usage. La valeur perçue ne dépend pas nécessairement de l’ajout de couches ou de matériaux supplémentaires.

Dans l’alimentaire, une règle précède toutes les tendances esthétiques : sécurité, aptitude documentée du matériau à l’usage prévu et fonction. Toute allégation doit être appuyée par une documentation adaptée. Ce domaine possède ses propres exigences ; pour les produits de boulangerie-pâtisserie, nous avons consacré un guide spécifique à l’emballage de pâtisserie, aux boîtes, au papier et aux étiquettes adhésives.

Erreurs fréquentes pendant cette période de transition

  • Considérer le 12 août 2026 comme la date à laquelle « tout » devient obligatoire et prendre des décisions d’achat précipitées.
  • Supposer que les obligations concernent uniquement le fournisseur de l’emballage sans vérifier le rôle juridique de l’entreprise.
  • Remplacer un matériau uniquement parce qu’il paraît plus durable sans vérifier la protection, la composition complète et la fin d’usage.
  • Réduire les dimensions sans tester le produit, la préparation de commande et les conditions de transport.
  • Refaire aujourd’hui tous les fichiers d’impression sans anticiper la transition vers l’étiquetage harmonisé européen.
  • Employer « recyclable », « recyclé », « compostable » et « réutilisable » comme s’il s’agissait de notions équivalentes.

Comment mettre à jour le packaging de votre entreprise, étape par étape

Il n’est pas nécessaire de remplacer tous les emballages en même temps. Une démarche efficace commence généralement par les références les plus utilisées ou par les points où se concentrent déjà les pertes de matière, les dommages, les stocks excessifs ou les incohérences.

  1. Cartographiez les emballages réellement utilisés. Recensez boîtes, sacs, sacs en papier, étiquettes, papier, inserts et matériaux de calage, avec leurs volumes annuels, en distinguant emballages de vente, de transport, d’e-commerce et de présentation ou cadeau.
  2. Clarifiez le rôle de votre entreprise et demandez la documentation. Vérifiez si votre société peut être considérée comme fabricant parce que l’emballage porte son nom ou sa marque, et demandez au fournisseur quels documents techniques ou de conformité il peut fournir.
  3. Contrôlez le format et la composition complète. Vérifiez l’espace vide, le poids, les matériaux combinés, la possibilité de séparer les composants et l’adéquation de l’ensemble au produit et à sa distribution.
  4. Choisissez la technique d’impression selon le volume réel. Comparez les options en fonction de la quantité, des variantes graphiques, de la fréquence de réassort, du matériau et de la surface imprimable.
  5. Concevez un système plutôt qu’un élément isolé. Coordonnez boîtes, sacs, étiquettes et papiers selon une même logique de marque, tout en laissant à chaque élément sa fonction pratique.

Ce que nous observons depuis 2006 dans les projets d’emballage

À chaque changement réglementaire, deux réactions opposées apparaissent souvent : certaines entreprises suspendent toutes leurs décisions en attendant une certitude absolue, tandis que d’autres refont immédiatement l’ensemble de leurs emballages au premier signal. Dans la pratique, l’approche la plus solide se situe généralement entre les deux. De nombreux problèmes ne viennent pas du matériau lui-même, mais du fait que format, produit, impression et usage sont décidés à des moments différents : une boîte peut être graphiquement réussie tout en étant trop grande ; un sac en papier peut utiliser un bon support mais être mal dimensionné ; une étiquette peut être esthétique tout en étant difficile à poser en production. Les projets les plus robustes partent du flux réel : que contient l’emballage, qui le prépare, comment il voyage, ce que voit le client et ce qui se passe après utilisation. Lorsque ces questions sont résolues avant la finalisation du graphisme, la personnalisation est généralement plus efficace.

Comparaison packaging 2026 : emballages hétérogènes avec plastique et calage à gauche, ensemble coordonné en carton kraft à droite
À gauche, un packaging accumulé par couches et matériaux différents ; à droite, une gamme coordonnée pensée comme un seul système.

Les questions à poser à votre fournisseur d’emballages avant de commander

Dans une période de transition réglementaire, la qualité d’un fournisseur se mesure aussi à sa capacité à répondre avant la production. Six questions permettent de mieux cadrer un projet.

  • Quelle structure et quel grammage conviennent au poids, à la forme et aux conditions de transport du produit ?
  • Quels composants constituent l’unité d’emballage complète et lesquels peuvent être séparés ?
  • Quels documents techniques ou de conformité sont disponibles pour les emballages que je souhaite acheter ?
  • Le format peut-il être optimisé afin de réduire l’espace vide et les matériaux de calage inutiles ?
  • Les finitions choisies ont-elles un impact sur la fin d’usage ou la recyclabilité ?
  • Quelles allégations environnementales ou relatives aux matériaux puis-je communiquer et sur quels documents reposent-elles ?

Il est préférable de considérer le packaging comme un ensemble coordonné plutôt que comme une succession d’achats indépendants. Lorsque boîtes, sacs, sacs en papier personnalisés et éléments de fermeture sont choisis au même moment, il devient plus facile d’harmoniser les formats, les supports et le graphisme. C’est aussi ce qui permet à l’emballage de continuer à créer de la valeur pour la marque, comme nous l’expliquons dans nos guides consacrés au packaging, à l’unboxing et à la valeur perçue de la marque et à une gamme coordonnée d’objets publicitaires, de vêtements et d’emballages. Lorsque les volumes se concentrent sur quelques semaines, anticiper devient encore plus important, comme dans notre guide sur l’emballage festif et le bon moment pour le planifier.

Shop for Shop est un fournisseur italien actif depuis 2006, spécialisé dans les boîtes en carton personnalisées, sacs en papier et autres sacs, étiquettes, papiers et fournitures d’emballage pour entreprises, commerces, professionnels et organismes en Italie et dans plus de trente pays européens. L’objectif est que chaque achat d’emballage soit pensé non comme un élément isolé, mais comme une composante cohérente de l’identité de marque.

Sources officielles sur le PPWR et la REP dans les marchés francophones européens

Questions fréquentes sur les tendances packaging 2026 et le PPWR

Qu’est-ce que le PPWR et depuis quand s’applique-t-il ?
Le PPWR est le règlement (UE) 2025/40 relatif aux emballages et aux déchets d’emballages. Il est entré en vigueur le 11 février 2025 et s’applique de manière générale depuis le 12 août 2026 dans les États membres de l’Union européenne, sans transposition nationale nécessaire.

Que doivent vérifier les entreprises qui vendent en France, en Belgique ou au Luxembourg ?
Le socle PPWR est commun, mais la responsabilité élargie du producteur reste organisée à l’échelle nationale. En France, l’ADEME indique que la nouvelle filière couvrant l’ensemble des emballages professionnels sera mise en œuvre au 1er janvier 2027. En Belgique, la CIE/EPRiBEL accompagne l’adaptation du cadre interrégional au PPWR. Au Luxembourg, les emballages mis sur le marché sont soumis au régime national de REP. Une entreprise présente sur plusieurs marchés doit donc vérifier séparément ses obligations dans chaque État membre.

Le PPWR concerne-t-il une entreprise qui commande des emballages personnalisés avec son propre logo ?
Il peut la concerner. Le règlement peut considérer comme « fabricant » l’entreprise qui fait concevoir ou fabriquer un emballage sous son propre nom ou sa propre marque commerciale. Une dérogation existe dans certains cas lorsque le donneur d’ordre est une microentreprise et que le fournisseur est établi dans le même État membre. La situation doit être analysée au cas par cas.

Qu’est-ce qui s’applique depuis le 12 août 2026 et qu’est-ce qui arrive plus tard ?
Depuis le 12 août 2026 s’appliquent notamment l’évaluation de la conformité avec sa documentation technique et la déclaration UE de conformité, les exigences d’identification de l’emballage et de coordonnées du fabricant prévues à l’article 15, certaines règles relatives aux substances et le cadre de responsabilité élargie du producteur. Les critères harmonisés de conception en vue du recyclage, certaines exigences de contenu recyclé et la limite maximale de 50 % d’espace vide pour les emballages groupés, de transport et de commerce électronique s’appliquent à partir de 2030 ou selon les échéances ultérieures prévues par les dispositions concernées.

Faut-il retirer tous les emballages existants parce que le PPWR s’applique déjà ?
Non, pas automatiquement. Les FAQ de la Commission distinguent les emballages légalement mis sur le marché avant la date d’application d’une disposition de ceux qui sont mis sur le marché après cette date. Pour certains stocks déjà fabriqués mais pas encore mis sur le marché, des mesures transitoires peuvent concerner certaines obligations formelles, tandis que les exigences de fond applicables au moment de la mise sur le marché doivent être vérifiées au cas par cas.

Un emballage monomatériau est-il automatiquement recyclable ?
Non. Réduire le nombre de matériaux ou faciliter la séparation des composants peut aider, mais un emballage apparemment monomatériau peut comporter des revêtements, colles, traitements barrière ou éléments non séparables. L’évaluation doit porter sur l’unité d’emballage complète et sur les systèmes de collecte, de tri et de recyclage disponibles.

Quelles sont les tendances packaging 2026 les plus importantes pour les entreprises ?
Le dimensionnement au plus juste, la conception en vue du recyclage évaluée sur l’ensemble de l’emballage, le réemploi lorsqu’un système réel existe, une information plus claire, la transition vers l’étiquetage harmonisé, l’usage ciblé des QR codes et des finitions premium plus sobres et mieux maîtrisées.

Comment réduire l’espace vide dans les emballages e-commerce ?
Il faut d’abord mesurer le produit, la protection nécessaire et le parcours logistique, puis sélectionner un nombre limité de formats bien dimensionnés. Les inserts et matériaux de calage doivent être utilisés lorsqu’ils apportent une protection réelle et non pour compenser une boîte excessivement grande. La limite quantitative de 50 % prévue par le PPWR concerne certains emballages groupés, de transport et de commerce électronique à partir de 2030.

Un QR code sera-t-il obligatoire sur tous les emballages ?
Non. En 2026, il n’existe pas d’obligation générale d’apposer un QR code sur tous les emballages. Le PPWR prévoit des supports de données numériques et des systèmes harmonisés d’information dans certains cas et selon certaines échéances. Un QR code volontaire est pertinent lorsqu’il donne accès à une information utile, précise et actualisée.